Adoration et Marie - Formation Janvier 2009

samedi 17 janvier 2009
par  Benoit VAN DEN HOVE
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Marie nous aide à vivre une relation profonde avec son Fils. Elle nous aide à avoir une vie eucharistique. Le pape Jean Paul II écrivait dans son encyclique sur l’eucharistie : « Marie est une femme eucharistique » C’est donc logique qu’Elle puisse nous conduire vers une compréhension plus grande de ce mystère.
Jésus nous donne sa Mère aujourd’hui
La célébration eucharistique est le don de Jésus sur la croix.
Lorsque Saint Jean est au pied de la croix, il nous témoigne personnellement de ce dernier entretien entre Jésus et sa Mère. Jésus dit à Marie : « Femme, voici ton fils » et Il dit à Jean : « Voici ta mère ». Le texte se termine par : « Dès cette heure-là, le disciple l’accueillit chez lui ». Jean Paul II écrit : « Vivre dans l’Eucharistie suppose aussi de recevoir le don de Jésus. Cela signifie entre autre de prendre chez nous Marie, qui nous est donnée comme Mère ».
Que nous donne-t-Il exactement ? Il nous donne une mère qui connait parfaitement et entièrement son Fils. Elle a tenu Jésus dans ses bras quand il était bébé, elle l’a regardé quand il dormait, elle l’a nourrit, habillé, caressé. Et sous la croix, elle était là au moment où presque tous l’avaient abandonné. La douleur l’a aussi transpercée.
Jésus nous demande d’accueillir sa Mère dans notre vie. Jean Paul II dit : « Mettez-vous à son école, laissez-vous accompagner et conduire par elle. Elle est un chemin sûr pour apprendre à mieux connaître Jésus ». Dans l’adoration, nous pouvons demander à Jésus de nous apprendre à aimer sa Mère. Il prendra le temps pour cela.
La prière : « Je vous salue Marie »
Méditons phrase après phrase cette prière.
Je vous salue Marie
Nous sommes invités à entrer dans une rencontre personnelle avec Marie. On est comme l’ange qui voit Marie et qui la salue. Bonjour ! N’est-ce pas merveilleux de saluer la Sainte Mère de Dieu ?
Pleine de grâce
Lorsqu’on dit : « pleine de grâce ou comblée de grâce » cela signifie que l’on adore le mystère qui s’accomplit en Marie.
L’ange n’utilise pas le nom de Marie. Il dit : « je vous salue pleine de grâce ». Il n’appelle pas Marie par son prénom mais par un titre d’honneur.
Le Seigneur est avec toi
En lui disant cela, l’ange rappelle la prophétie d’Isaïe : « Le Seigneur est avec toi… ». Isaïe poursuit : « Voici que la Vierge est enceinte, elle va enfanter un fils et lui donnera le nom d’Emmanuel ». Emmanuel signifie : Dieu avec nous. Chaque fois que nous redisons à Marie : « Le Seigneur est avec toi », cela nous rappelle que Dieu est avec nous aussi. Il est à nos côté et Il ne nous abandonnera jamais.
Tu es bénie entre toutes les femmes
L’expression « être béni » vient du latin « benedicere » qui signifie : donner du bien, dire du bien, louer, louange. En hébreu, « être béni » se dit « beracha » qui signifie : donner la bénédiction, remercier, rendre grâce.
Bénir, est une action divine qui donne la vie et dont le Père est la source. Sa bénédiction est à la fois parole et don.
La signification de la bénédiction par le don de vie se voit particulièrement dans la louange d’Elisabeth. Elle dit : « Que toutes les générations te diront bienheureuse ».
Et Jésus, le fruit de ton sein est béni
Chaque fois que nous prononçons cette phrase, nous nommons « Jésus » qui est le centre de gravité de l’Ave Maria. Demandons à Marie de nous apprendre à le prononcer avec le même amour qu’elle. « Le fruit de ton sein » c’est donc Jésus. Jean Paul II disait : « Ce corps que nous recevons dans l’Eucharistie, est le même que celui que Marie a conçu dans son sein ». Nous pouvons même dire : le fruit est venu par la force de l’Esprit Saint. Il est venu habiter en un être humain. Pour nous, la même chose se passe dans l’eucharistie. Par la force de l’Esprit, Jésus se rend présent à la communion, il vient habiter dans notre être. Marie vit une communion profonde avec Jésus.
Sainte Marie, mère de Dieu
Grâce à quoi, Marie est-elle devenue mère de Dieu ? Grâce à sa foi ! C’est tout simple et très profond. Grâce au fait qu’elle se savait aimée de Dieu. Elle a été saisie par cette vérité fondamentale : « Je suis aimée de Dieu ». Marie n’a fait aucun obstacle à cet amour divin qui lui a été offert.
Souvent on entend que c’est par le « oui » que Marie est devenue Mère de Dieu et nous ne comprenons pas toujours ce que veut dire exactement ce « oui ». Le « oui » n’est rien d’autre que de dire profondément : « Je suis aimé(e) de Dieu, c’est cela l’essentiel ». Donc, nous aussi, n’hésitons pas à dire « oui ». Lorsqu’on reçoit la communion, nous disons « Amen » après avoir reçu le corps du Christ. Nous aussi, nous sommes invités à comprendre que l’on est aimé entièrement. Oui, amen Seigneur, je confirme que je suis aimé(e).
Jean Paul II écrivait : «  A Marie, il a été demandé de croire que celui qu’elle concevait « par l’action de l’Esprit Saint » était le Fils de Dieu ». Et à nous, dans la continuité avec la foi de la Vierge, il nous est demandé de croire que, dans l’Eucharistie, ce même Jésus, Fils de Dieu et fils de Marie, se rend présent dans la totalité de son être humain et divin, sous les espèces du pain et du vin.
Prie pour nous, pauvres pécheurs
Nous sommes de pauvres pécheurs. Quelle joie, donc, que la Mère de Dieu prie pour nous ! La plus grande sainte, prie pour nous ! Marie est une vraie maman. Elle connaît tout de nous : nos joies mais aussi nos souffrances. Elle a souffert au pied de la croix. Elle qui a vécu tout cela, prie pour nous. Elle sait ce qu’est la souffrance. Nous sommes tous de pauvres pécheurs mais nous pouvons nous réfugier auprès de Marie qui est mère de miséricordes.
Maintenant, et à l’heure de notre mort
Ce qui est touchant, c’est le mot « maintenant ». Maintenant : c’est l’instant présent. Il est tellement difficile de vivre l’instant présent. On est toujours tenté de voir l’avenir ou de regarder le passé. Nous pensons parfois : « Ah, si ma situation était différente, je serais plus heureux, je pourrais faire telle ou telle chose, …Or le Seigneur nous a fait naître dans telle famille, tel pays, tel milieu social. Il a permis que nous vivions dans tel ou tel état de vie et c’est dans cette vie qui est la nôtre qu’il nous attend. Marie est celle qui a parfaitement vécu l’instant présent. Demandons-lui de nous apprendre à vivre et à agir dans l’instant présent. L’instant présent, est le seul point de rencontre entre Dieu et nous.
« L’heure de notre mort » sera évidemment dans l’avenir. Mais le jour viendra où « l’heure de notre mort » sera l’instant présent. Demandons à Marie de prier pour cet instant, pour qu’au moment décisif, nous ayons le cœur ouvert.
Soyons saints dès-à-présent. La sainteté n’est rien d’autre que de vivre le moment présent comme si on était complètement prêt à aller au Ciel. Soyons constamment dans un état de grâce.
Marie est mère de miséricorde. Demandons lui de prier pour cet instant, pour qu’au moment décisif, nous soyons saints et qu’elle nous accueille auprès de son Fils plein de miséricorde.


Quelques idées pour l’adoration eucharistique
Quand on voit le sacrement, essayons d’imaginer comment Marie regarde son Fils dans l’Eucharistie.
Essayons de penser au regard extasié de Marie quand le Christ est né. Elle était émerveillée de tenir dans ses bras le Fils de Dieu.
Nous, nous le recevons dans nos mains lors de la communion.
On peut aussi imaginer comment Jésus nous regarde.
Prier lentement Sainte Marie, en méditant l’enseignement reçu.
Prendre le Magnificat et entrer dans la même joie que celle de Marie.
Ou encore, prendre le rosaire et le méditer ou le prier.
Prions lentement et paisiblement en nous laissant emporter par la présence de Dieu.